
La signalisation des ermitages, des noms de lieux et de cultes
Contrairement aux anciennes cités Gallo-romaines, Nannètes (Nantes), Redones (Rennes) et Venetes (Vannes) où l’Evangélisation était bien attestée au Vème siècle, on ne relève aucune existence de paroisse Gallo-romaine dans les capitales des cités Coriosolites (Corseul) et Osismis (Brest).
Dans les langues celtes, le suffixe ACOS représente le qualificatif et le quantitatif qui est employé avec les noms sous les formes AC, OC, EC, et EUC. Les ermitages, lieux de cultes et les monastères sont signalés par les termes LANN, LOC, MOUSTER, KLOASTR, MINIHI, PENITI, et entre en composition avec les noms de Saints.
- BOT : « demeure, résidence » pour un nom féminin, ou « buisson » pour un nom masculin. Les noms de Bostorel, Bolazec, et Botmeur désigneraient des résidences seigneuriales
- GWIK : « bourg de la paroisse »
- KER : « lieu fortifié ». Ce terme s’est substitué au mot TREF dans le sens de villa, lieu habité et cultivé
- KLOASTR : « cloitre », cloitre de St Thégonnec (29)
- LANN : « établissement monastique »
- LES : « château, cour » antérieur au Xème siècle
- LOC : « ermitage »
- MINIHI : « territoire monastique »
- MOUSTER : « établissement monastique »
- POMMERIT : « pommeraie »
- PLOE, PLOU, PLEUC : qualificatif de citoyenneté « peuple, communauté de fidèles »
- TRE : « lieux habités et cultivés » avec une notion plus large de tribus ou quartier